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Rapport de monsieur Jean Arthuis remis au premier ministre

Octobre 2018

Vous trouverez ci-dessous une partie de compte rendu sur l’IFCE et remis au Premier ministre, de Monsieur Jean Arthuis,  député européen et président de la commission des budgets du Parlement européen.

3.5.3. L’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE)

L’IFCE a été créé en 2010 pour contribuer à structurer la filière. La difficile restructuration de l’établissement a détourné le conseil d’administration et les équipes de direction de cet objectif. Aujourd’hui, demeure un établissement dans lequel la fusion n’a pas donné les synergies escomptées.

Il convient d’en tirer sans attendre les conclusions qui s’imposent. D’une part, la mission propose de redonner son autonomie à l’Ecole nationale d’équitation pour lui permettre de nouer, de manière agile, des partenariats. Ceux-ci viseront l’appui au sport de haut niveau avec pour ambition de faire de Saumur le « Clairefontaine de l’équitation », développer des formations à forte valeur ajoutée sous labelCadre noir, et enfin faire rayonner l’équitation de tradition française, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les partenariats sont à rechercher en direction des collectivités territoriales, de la FFE,
des acteurs publics tels que la Garde républicaine ou l’École militaire d’équitation de Fontainebleau. Ils permettront de sortir l’école de la posture timorée qui prévaut aujourd’hui.

Concernant l’IFCE reconfiguré, il conviendra de trouver sans délai une formule permettant à la fois de traiter à part le reclassement des agents dont les missions ne sont pas reprises dans le nouveau contrat d’objectif et de performance (COP) et de positionner d’emblée l’établissement sur ses missions d’avenir.

En sus de ses missions d’institut technique agricole qui imposera de progresser dans de nombreux domaines pour gagner en légitimité, l’IFCE est la structure étatique la mieux à même de présenter une vision unifiée de l’État vis-à-vis de la filière, elle-même en phase de structuration. Le directeur général de l’IFCE sera parallèlement nommé délégué interministériel de la filière équine donnant à l’agence ainsi constituée, une assise politique en plus de son rôle technique.

Aujourd’hui, le conseil d’administration est composé de représentants des ministères,
de la filière ainsi que des personnels. Le conseil d’administration de l’IFCE mobilise les socioprofessionnels sans jamais aborder les sujets de filière. Ceux-ci sont en revanche traités dans les différents comités de concertation de l’établissement public (comité de filière, comité SIRE, comité recherche notamment), à la satisfaction générale.

Dès lors, la mission propose que le conseil d’administration soit composé de représentants des ministères concernés par le cheval (Agriculture, Sports, Finances, Défense, Santé et Culture, soit un élargissement de la représentation ministérielle), la représentation socioprofessionnelle sera assurée par un représentant du Comité de Gouvernance de la filière cheval (dès lors qu’elle disposera d’un statut, associatif par exemple) ainsi que des représentants des personnels.

La concertation avec les socioprofessionnels sera poursuivie, et même renforcée,
au travers des comités de l’établissement.

En application du principe de subsidiarité, l’IFCE institut technique de la filière doit proposer des prestations qui ne peuvent pas être assuréespar d’autres, organisations socioprofessionnelles ou organismes publics ou privés. À cette fin, le directeur général de l’IFCE sera mandaté pour conduire dans la première année de son mandat l’analyse des missions qui peuvent être conservées dans son établissement et de celles qui peuvent être transférées, et les conditions de leur transfert. Son analyse fera l’objet d’un échange contradictoire avec le Comité de Gouvernance de la filière cheval afin d’éclairer les choix des ministres.

L’IFCE dispose d’une cellule internationale de 2,5 ETP qui a une triple mission :

l’expertise des certificats sanitaires pour l’export vers les pays tiers pour le compte de la DGAl ;

la veille réglementaire européenne et l’animation des réseaux d’influence à Bruxelles ; les actions de promotion et le montage de projets à l’international. Cette dernière mission prend une nouvelle dimension alors quel’UNIC (voir 1.3.1.2) est dans une phase de mise en veille par ses financeurs et donneurs d’ordre.

Cette cellule est rattachée, par défaut, à la direction de la recherche et du développement. La mission suggère que cette cellule dont l’utilité pour la filière et pour l’État n’est pas à démontrer, dépende directement du directeur général, quelle devienne un service à part entière et que ses effectifs et moyens soient significativement renforcés.

Le Système d’information relatif aux équidés (SIRE) propose des services multiples à la filière.

Base de données zootechniques et sanitaires, SIRE répond à deux préoccupations essentielles de la filière : l’appui à la sélection(identification, certification des origines, performances) et, depuis 2000, traçabilité sanitaire et sécurisation des transactions (détenteurs, suivi vétérinaire et médicamenteux).

Pour rester à un haut niveau de performance, le SIRE doit continuer à bénéficier d’investissements informatiques suffisants, en termes financiers mais aussi humains, et fiabiliser la base en permanence notamment en améliorant la prise en compte de la fin de vie des chevaux.

À cet égard, les propriétaires d’équidés ont besoin d’être sensibilisés sur la portée de leurs responsabilités. Ceux qui décident de faire naître un poulain doivent avoir à l’esprit les usages auxquels il sera destiné, éventuellement les reconversions qu’il devra accomplir son orientation vers la chaîne alimentaire ou son exclusion. Dans cette dernière hypothèse, le propriétaire qui en fait le choix doit accepter les coûts qui en résultent, notamment les soins vétérinaires, l’euthanasie pour éviter les souffrances, l’enlèvement des cadavres par les sociétés d’équarrissage.

Enfin, le service de statistiques et le service de veille sur les innovations scientifiques et sur les évolutions juridiques concernant la filière ont besoin d’être confortés. L’autorité de l’IFCE dépend de sa capacité à maîtriser l’accomplissement de ses missions spécifiques. En tout état de cause, les activités de l’ENE, notamment les performances sportives des écuyers, constituent un bloc de compétences à gérer séparément.

Proposition n° 20 : Afin de consacrer l’IFCE comme agence interministérielle de la filière équine (observatoire, établissement des statistiques et données économiques et sociales) :

Composer le conseil d’administration par les seuls représentants des ministères concernés par la filière et faire du directeur général l’interlocuteur du Comité de Gouvernance de la filière cheval (émanation des différentes branches) ;

Limiter les fonctions d’institut technique aux seules activités qui ne peuvent être prises en charge par la filière elle-même ou le secteur marchand (recherche fondamentale, génétique, bien-être animal) ; lui confier la veille sur les innovations juridiques et scientifiques ; confirmer le SIRE dans ses missions dont l’utilité est reconnue par toutes les branches de la filière ; lui confier les relations avec les institutions européennes et le suivi des travaux en cours auConseil, à la Commission et au Parlement européen ; autonomiser l’ENE (Cadre noir de Saumur) ;

Créer un fonds relatif à la mutualisation des frais de fin de vie des équidés financé par une contribution à la charge des propriétaires ayant mis leur cheval hors destination bouchère ;transférer dans un pôle ad hoc les agents et biens patrimoniaux des Haras nationaux ayant vocation à se reconvertir ou à rechercher une autre destination.

3.5.4. Autonomiser l’école nationale d’équitation pour lui redonner perspectives et dynamisme

Du fait de sa vocation spécifique, l’ENE doit retrouver son autonomie, les écuyers du Cadre noir ont trois missions principales : la conservation et la transmission de l’équitation de tradition française, la formation et le soutien au sport de haut niveau.

Le soutien au sport de haut niveau suppose que la relation avec la FFE soit renforcée et contractualisée. La convention devra formaliser les engagements réciproques des parties, et organiser les souplesses nécessaires pour optimiser l’utilisation du site de Saumur par les cavaliers de haut niveau présentés par la Fédération.

Concernant la formation, l’ENE doit proposer des cursus correspondants à des diplômes d’un certain niveau à l’exclusion de tout autre. Dans ce cadre, les formations conduisant au DESJEPS (formation de formateurs, instructeurs, directeurs de centres équestres) doivent être privilégiées, le DEJEPS n’étant proposé que dans le cadre d’une continuité conduisant au DES.

Les écuyers s’engageront dans le soutien au sport de haut niveau et la formation après une évaluation de leur capacité sportive et éducative par un collège associant des personnalités qualifiées extérieures.

Redevenue autonome, l’ENE doit remettre les écuyers en responsabilité. L’Écuyer en chef doit redevenir le responsable de l’école et le supérieur hiérarchique des écuyers et non un simple primus inter pares. Cela signifie qu’à coté de ses compétences équestres qui sont un pré requis, de réelles qualités managériales seront également exigées de l’Écuyer en chef. Sa nomination sera soumise à l’avis d’un comité consultatif de recrutement composé de manière pluridisciplinaire.

La responsabilisation des écuyers passera en autres par l’élaboration d’un statut d’écuyers du Cadre noir définissant les modalités de recrutement, les missions
et les obligations de service.

Chaque écuyer disposera d’une lettre de mission annuelle précisant les modalités d’évaluation

L’ENE souffre d’un relatif isolement qui doit être dépassé. De ce fait l’ENE devra se rapprocher des institutions françaises qui représentent également l’excellence de l’équitation de tradition française à commencer par l’École militaire d’équitation (EME) de Fontainebleau qui fût historiquement liée au Cadre noir, mais aussi la Garde républicaine et des institutions étrangères comparables en organisant des échanges de longue durée afin de croiser les cultures.

La représentation de l’équitation de tradition française s’est repliée sur Saumur où elle bénéficie d’installations remarquables. Mais ce relatif cantonnement nuit à son rayonnement.

Le Cadre noir doit se produire en France et à l’étranger. En France, des galas devront être proposés dans des lieux disposant de manèges adaptés (Caserne des Célestins dont le manège sera bientôt rénové, EME à Fontainebleau, Château de Versailles, etc.).

L’ENE forme une grande proportion des instructeurs, formateurs de formateurs, au travers du DESJEPS proposé à Saumur avec la cavalerie adéquate et les écuyers du Cadre noir.L’IFCE doit, en étroite liaison avec la FFE, faire la promotion du diplôme auprès des clubs d’équitation et des candidats potentiels, évaluer les besoins et suivre le devenir professionnel des diplômés.

La formation doit s’étendre aux cadres étrangers en menant une politique active de prospection et d’offre coordonnée avec la FFE.

Le site de Saumur dispose de tous les atouts pour accueillir les cavaliers disposant du statut de sportifs de haut niveau figurant sur la liste établie par le ministère des sports ainsi que les équipes de France en préparation de compétitions internationales. Pour ce faire, le site de Saumur doit gagner en souplesse qu’il s’agisse des horaires et jours d’ouverture ou d’investir pour offrir des capacités d’hébergement sur site.

Le remarquable site de l’ENE implanté sur la commune de Verrie a vocation à devenir un véritable lieu d’animation lié au cheval mais également accueillir des manifestations festives ou commerciales (salons du cheval et des équipements équestres, salons de toutes natures, etc.) largement ouvert, notamment les week-endsà des cavaliers extérieurs y compris des équipes étrangères.

Proposition n° 21 : Afin de rendre perspectives et dynamisme à l’ENE :

l’ENE étant autonome, mettre ses écuyers au service de la formation des professeurs et des cavaliers de haut niveau ; dynamiser la fonction formation et le soutien aux institutions de formation des éducateurs et professeurs ;faire de Saumur le centre de préparation des cavaliers de haut niveau appelés à représenter la France dans les compétitions internationales (l’équivalent du centre de Clairefontaine pour le football) ; valoriser les spectacles équestres et animer le site de Saumur ; responsabiliser l’Écuyer en chef et les écuyers ;étudier un rapprochement possible avec l’EME de Fontainebleau.

3.6. Unité et responsabilité de la filière équine

Le comité de Gouvernance de la filière cheval (la « Gouvernance ») est devenu l’interlocuteur de référence de l’État. Sa composition constitue le gage de sa représentativité, c’est dire si l’ensemble des organisations socio-professionnelles y ont leur place. Les thèmes à traiter sont vastes et nécessitent des travaux préparatoires qu’un secrétariat permanent faciliterait.

Au-delà des préoccupations d’ordre national, la « Gouvernance » détient une légitimité et occupe une position stratégique pour aller à la rencontre des acteurs européens et prendre toutes initiatives utiles visant à harmoniser les modes de financement fondés sur les paris hippiques, le calendrier des évènements et la réglementation des compétitions.

Proposition n° 22 : Doter la « Gouvernance » d’un secrétariat permanent.

3ème « Journée de Saumur »

Chers amis,
Le colonel Carde convie les Amis du Cadre noir à se retrouver le samedi 24 novembre pour la troisième « Journée de Saumur ».
Il s’agit pour nous tous d’un moment privilégié afin de bénéficier de la culture et de très riche expérience du colonel Carde qui – démonstration à l’appui – nous aidera à mieux comprendre et appliquer les principes de l’équitation française.
Vous trouverez ci-dessous le programme de cette manifestation où j’espère vous retrouver nombreux.

Programme

9h45 :

Rendez-vous devant le Manège des Ecuyers de l’Ecole de Cavalerie.

10h00 :

Manège des Ecuyers : Bref exposé sur la tradition équestre de Saumur

10h-15 -10h45 :

Exposé en salle dans l’ancien mess de l’Ecole de Cavalerie – Rue du colonel Michon,
– Objectifs actualisés du programme Milady : Rassembler aux trois allures.
– Le point sur le  travail de la jument (Video)

11h00- 11h45 :

– Manège des Ecuyers

– Travail de la jument en main : Rappel des notions clefs
contact – tension des rênes – cessions – élévation de l’encolure – nuque en place

– Travail en selle:
> Application des notions préparées en main,
> Poursuite de l’amélioration de l’équilibre dans la légèreté, rassembler, étirements
> Influence de la posture sur les allures

11h45- 12h30 :

– Travail d’Erminato de Bairon , cheval de quatre ans

– Régularité des allures – contact – fixité

13h00 :

Déjeuner en commun pour les volontaires au Crescendo

Inscription (Gratuite) : philippe.boiret@wanadoo.fr

9ème Journée du Comité pour les patrimoines du cheval

Le cheval : objets, pratiques et patrimoines

Samedi 13 octobre 2018 – Saumur – Théâtre Le Dôme (centre ville) – Renseignements 02 41 40 24 40

L’emploi du cheval a donné lieu et donne lieu aujourd’hui encore à une très vaste production d’objets, d’outils et de pratiques adaptés aux usages auxquels il est affecté et aux soins qui lui sont prodigués. Suivant l’époque, le pays, la richesse du propriétaire et la fonction du cheval, ces objets sont de nature très différente.

Certains sont conservés sur la base de critères esthétiques ou scientifiques ; beaucoup sont détruits, mis au rebut, en raison de leur caractère purement utilitaire et de leurs matériaux courants.
Ce sont ces objets pratiques du quotidien, ainsi que leur préservation et leur transmission, qui seront étudiés cette année. Ce patrimoine «modeste» est en effet d’une importance capitale pour la compréhension des usages du cheval et le témoignage de sa contribution fondamentale aux progrès de la civilisation.

Entrée gratuite.
Inscription recomman­dée à musee.evenement@ville-saumur.fr
Nombre de places limité.

Journée de rencontres organisée par la Ville de Saumur/service Château-Musée et l’Université d’Angers – ESTHUA, avec le soutien du ministère de la Culture et le concours de Saumur-Val de Loire agglomération, du Comité équestre de Saumur et de l’association Saumur et son Histoire.

 

JEM 2018 – CCE

MÉDAILLÉE DE BRONZE !

POUR L’EQUIPE DE FRANCE DE CONCOURS COMPLET

Le dénouement tant attendu du Championnat du Monde de Concours Complet a eu lieu ce lundi. Au bout d’un incroyable suspense, la France conserve sa 3e place et décroche une très belle Médaille de Bronze par équipe, synonyme de qualification directe pour les Jeux Olympiques de Tokyo (au Japon en 2020) ! En individuel, le Lieutenant-Colonel Thibaut Vallette et Qing du Briot*ENE-HN JO/JEM signent la meilleure performance avec une 6e place juste devant le très prometteur Vinci de la Vigne JO/JEM, sous la selle du Champion Astier Nicolas. C’est la première médaille de ces mondiaux pour le clan français et la première pour le complet tricolore depuis l’Argent par équipe (Cédric Lyard, Jean Teulère, Jean-Luc Force, Didier Courrèges) et l’Or individuel de Jean Teulère glanés à Jerez de la Frontera, en Espagne, en 2002.

 

Temps forts du lundi 17 septembre – Jour 5 – Concours Complet

La phase finale des mondiaux de concours complet était extrêmement attendue. Repoussé à cause des pluies torrentielles consécutives au passage de l’ouragan Florence sur la côte Est américaine, le saut d’obstacles s’est finalement tenu ce lundi sur l’US Trust Arena de Tryon. Soixante-dix couples étaient au départ du dernier test. Au programme un parcours d’obstacles d’une hauteur de 1,30m, à boucler dans le temps imparti de 89 secondes.

 

Les cavaliers se sont élancés dans l’ordre inverse du classement provisoire. Premier en piste pour la France, l’Adjudant Donatien Schauly, avecPivoine des Touches-JO/JEM, 31e au provisoire boucle le parcours parfait pour lancer les Bleus dans la meilleure dynamique. Le couple clôture son championnat du monde à la 21e place.

 

Réaction de Donatien Schauly ADJ en sortie de piste : 

« Pivoine n’est pas une jument très à l’aise sur les barres et je suis vraiment très satisfait qu’elle sorte ce sans-faute aujourd’hui. Ça clôture son concours de la meilleure des façons. Je n’ai, au final, pas grand chose à lui reprocher. C’est génial ! Je savais que je pouvais compter sur elle pour ces Jeux Mondiaux. Concernant la journée supplémentaire pour les chevaux entre le cross et l’hippique, je n’étais pas très inquiet car ma jument n’a pas une grosse masse musculaire, j’ai donc pu facilement dénouer ses petites raideurs. Pivoine a réussi à chaque fois à montrer la voie aux autres. Je suis vraiment ravi et j’ai une pensée pour tous les gens qui m’ont aidé et ont côtoyé la jument. C’est le résultat de toute une équipe, celle de l’équipe de France mais il y a aussi toute celle qui est à la maison. Que ce soit les vétérinaires, le maréchal ferrant, mes parents qui ont toujours été derrière moi et puis bien sûr, Anne-Sophie, ma femme, qui a débuté Pivoine en Cycles Libres il y a une dizaine d’années et me l’a laissée pour faire du haut niveau. » 

 

 

Quelques chevaux plus tard, Sidney Dufresne et Trésor Mail-JO/JEM entrent dans l’arène. Ils signent un très beau parcours mais font tomber une barre sur le milieu du triple. Ils terminent le championnat en 18e position à titre individuel.

 

Réaction de Sidney Dufresne en sortie de piste : 

« Le cheval a très bien fait. J’avais peur de faire les six foulées un peu courtes derrière le triple du coup, je n’ai pas assez appuyé mon oxer en milieu de triple et il n’a pas fini son saut. Je suis malgré tout content, Trésor a très bien sauté, ce n’est pas de sa faute, il a fait un super championnat.»

 

 

L’équipier suivant, Maxime Livio, en selle sur Opium de Verrières JO/JEM, ne tremble pas et signe un nouveau parcours sans-faute pour la France. Il termine 11e du classement final.

 

 

Réaction de Maxime Livio en sortie de piste : 

« Encore une fois Opium est sans-faute, mon papi de 16 ans a montré qu’on pouvait compter sur lui. La seule chose différente de d’habitude c’est qu’en rentrant en piste il m’a pris le mors après j’ai dû un peu le rééquilibrer, du coup il m’est un peu passé derrière, on était donc un peu entre deux alors j’ai dû me donner un peu plus mais il avait envie d’être sans-faute, il était concentré et appliqué. Le parcours était assez compliqué pour les chevaux, tous les obstacles pouvaient vraiment tomber. Encore une fois, je veux vraiment remercier mon cheval, ce n’est pas lui qui devait venir ici et il a rempli vraiment brillamment son rôle de coéquipier. »

 

Astier Nicolas, engagé à titre individuel avec son jeune Vinci de la Vigne JO/JEM, fait lui aussi une faute en piste et termine tout de même à une 7e place très prometteuse pour l’avenir de ce couple en championnat.

 

Réaction de Astier Nicolas en sortie de piste : 

« Mon cheval a très bien sauté. Même si c’est un jeune cheval, il est assez froid et résiste bien à la pression mais là il était très impressionné en rentrant à la détente avec les écrans et également par le stade. Les deux oxers en entrée et milieu de triple l’ont un peu fait se retenir du coup il faute sur l’entrée, pas très habituel pour un cheval de complet après un cross. Finir dans le Top 7 avec un cheval de 9 ans c’est très positif mais j’avais une occasion que je n’ai pas su saisir malgré tout. Entre 7 et 2, je choisis toujours 2 !»

 

Enfin, dernier équipier pour la France, le Lieutenant-Colonel Thibaut Vallette et Qing du Briot*ENE-HN JO/JEM se sont élancés en toute fin d’épreuve. Une incompréhension sur l’obstacle n°4 les prive de podium individuel et les fait reculer en 6e position.

 

Réaction de Thibaut Vallette LCL en sortie de piste :

« Ça s’est bien passé, les chevaux ont bien sauté. On était malgré tout un peu loin pour espérer une meilleure médaille. Maintenant les chevaux étaient bien et avaient bien récupéré du cross donc c’est positif. Personnellement, je suis un peu déçu de la façon dont j’ai monté ce parcours de CSO, après c’est le jeu, ça reste un beau championnat quand même. Concernant ma faute, on était tous un peu omnubilé par le chronomètre, je me suis tout simplement dépêché, le cheval a regardé, on s’est mal compris. Mais c’est complètement de ma faute et le cheval a bien sauté. Nous étions venus chercher notre qualification directe pour les Jeux Olympiques, c’est fait et on repart en plus avec une médaille. »

 

L’équipe de France tient sa Médaille de Bronze et par la même occasion décroche sa qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020. La Grande-Bretagne l’emporte avec un total de 88,8 pts, devant l’Irlande 93,00 pts et la France 99,8 pts.

 

Thierry Touzaint, Sélectionneur National : « Beaucoup de satisfaction, ça faisait un petit moment qu’on n’avait pas accroché une médaille au Championnat du Monde, la dernière était en 2002 à Jerez. On a remis les pendules à l’heure. On aurait pu faire encore mieux mais bon, c’est déjà bien. On aurait pu rapporter une deuxième médaille en individuel mais c’est du sport, ça n’a pas voulu. Au final, on a 8 points de trop, c’est de notre faute mais on n’a pas à rougir, on a fait une belle prestation. Tous nos cavaliers ont fait de bons dressages, de bons cross et les chevaux ont bien sauté au concours, des petits 4 points, il n’y a pas eu de catastrophe. Tous les Français étaient dans les mêmes points, c’est la preuve que nos cinq chevaux étaient équipables. La seule déception c’est que Astier ne soit pas médaillé avec nous car il l’aurait mérité autant que les autres. Au final, on a notre qualification pour les Jeux Olympiques, on va bien pouvoir les préparer avec un beau Championnat d’Europe. C’est assez rassurant de pouvoir tourner d’effectif, avec des nouveaux jeunes, des nouveaux chevaux. C’est un vrai plaisir, on va savourer. On a désormais les Jeux en ligne de mire. »

 

Michel Asseray, Directeur Technique National Adjoint en charge du concours complet : « Quand on vient sur des événements de cette envergure, que l’on prépare depuis si longtemps, ramener une médaille c’est toujours un grand plaisir. Il y a un tel investissement de la part des cavaliers et de leurs propriétaires, on essaie d’écrire une histoire avec eux et les médailles marquent l’histoire. La semaine a été difficile avec les conditions climatiques et la fatigue mais on est toujours resté soudé. Ça avait commencé lors de notre stage de préparation. Il est très utile car on prépare nos chevaux mais aussi nos hommes, on apprend à se connaître et à vivre ensemble. On avait un groupe incroyable et on y a cru jusqu’au bout. Ça va être un vrai bonheur de monter dans l’avion avec la médaille même si elle sonne à la douane ! On a notre sélection pour les Jeux Olympiques, c’était l’objectif. On a aussi une pensée pour ceux qui n’ont pas pu être avec nous, Gwendolen Fer, Karim Laghouag et tous ceux qui étaient sur la longue liste, c’est leur médaille aussi. Mais quand on est solidaire, qu’on va tous dans le meme sens, qu’on a tous le même projet, je crois qu’on peut décrocher les étoiles.»

 

Photos : ©FFE/PSV – La France médaillée de Bronze aux JEM de Tryon ; ADJ. Donatien Schauly & Pivoine des Touches ; Sidney Dufresne & Trésor Mail ; Maxime Livio & Opium de Verrières ; Astier Nicolas @ Vinci de la Vigne ; LCL Thibaut Vallette & Qing du Briot*ENE-HN

 

Nouveaux membres du bureau

Pour faire suite à notre dernière Assemblée Générale, le Comité Directeur s’est réuni le samedi 2 juin en nos locaux du 8 rue Saint Jean à Saumur.

Conformément aux statuts de l’association, un nouveau bureau a été élu.

Les membres en sont :

Président : Maître Ludovic De Villèle

Vice Président : le Général (2s) Philippe Morillon

Trésorier : Philippe Chapalain

Secrétaire Général : Madame Michèle Dousson

Secrétaire général adjoint : René-Charles Dalac

Didier Garnier, inspecteur général de l’Agriculture, nommé à l’IFCE

Un directeur général par intérim de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) a été nommé, à la suite de la démission de M. Jean CEZARD, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, qui assumait ces fonctions depuis janvier 2017 (cf. BQ du 04/05/2018).

Il s’agit de M. Didier GARNIER, inspecteur général de l’agriculture, ancien conseiller technique au cabinet de M. Hervé GAYMARD, au ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales, ancien directeur de l’Association de formation et d’action sociale écuries de courses.

 

Né en décembre 1952, ancien professeur de sciences physiques, M. Didier GARNIER fut notamment inspecteur du travail au Service départemental du travail et de la protection sociale agricole de la Somme (1979-1982), avant d’être adjoint au directeur régional du travail et de la protection sociale agricole de Picardie (1982-1984). Secrétaire général du Centre de sécurité sociale des travailleurs migrants, de 1984 à 1990, il fut directeur par intérim de ce centre, de 1984 à 1986, avant d’être par la suite chef du service « assistance juridique et communication » et adjoint au directeur régional du travail et de l’emploi d’Ile­-de-France (1990-1991 ). Directeur de l’Association de formation et d’action sociale écuries de courses (AFASEC) de 1991 à 2000, il fut chargé de mission, responsable de la cellule  »Bureau international du travail » au ministère de l’Emploi et de la Solidarité (2000-2002).

Une visite du régiment de cavalerie de la Garde républicaine

Le régiment de cavalerie de la Garde républicaine, dernière unité de montée, était l’invité des Musicales du 28 au 30 avril 2018.

La dernière venue de ce régiment à Saumur remonte à 2006 sur l’invitation du colonel de La Porte du Theil, 35ème écuyer en chef du Cadre noir et ancien colonel commandant le régiment de cavalerie de la Garde républicaine.

Les Amis du Cadre noir souhaitait accueillir…. la Garde !

Samedi 29 avril au matin, jour de marché et d’affluence, la rue Saint Jean baignée de soleil, était foulée par des gardes républicains et écuyers, en grande tenue, venus dans nos locaux où les attendaient autour de quelques bulles les plus hautes autorités locales, justifiant ainsi l’importance donnée à cette manifestation.

Monsieur Hazoumé, sous-préfet de Saumur, le Général Paris, commandant les écoles militaires de Saumur, Monsieur Goulet, Maire de Saumur, Monsieur Marchand, président du conseil d’administration de l’IFCE, Monsieur  Hamond, conseiller départemental, Monsieur Lhemanne, premier adjoint au maire, ont pu passer un moment convivial avec le colonel  Delapierre, commandant le régiment de cavalerie de la Garde républicaine, et le colonel Teisserenc ainsi qu’avec certains de leurs cavaliers.

Dans mon mot de bienvenue, j’ai fait part de l’honneur et la joie que nous avions à recevoir nos hôtes, ardant défenseurs et ambassadeurs de l’équitation française

J’ai également félicité le Maréchal des Logis Chef Nicolas Menard pour sa nomination comme élève-écuyer qui recevait le soir même sa cravache à trois viroles.

Je lui ai transmis, au nom de tous les membres de l’association, nos vœux de réussite.

Monsieur Marchand, a pris la parole pour féliciter les Amis du Cadre noir pour cette initiative, insistant sur l’importance qu’il y avait, et davantage dans cette période de fortes turbulences au sein de l’IFCE,  à soutenir le Cadre noir dans ses missions et son encrage à Saumur.

De l’avis de tous, ce fut un moment très sympathique qui a permis de manifester une fois de plus, le soutien des Amis, au Cadre noir.

Merci à notre secrétaire général René Charles Dalac et à Audrey, secrétaire de l’association, d’avoir organisé la préparation et le parfait déroulement de cet apéritif.

Cela nous encourage à réitérer ce type de manifestation tant nous étions ravis de retrouver les écuyers du Cadre noir au cœur de Saumur.

Edito du Colonel DELAPIERRE

Le régiment de cavalerie de la Garde républicaine avec le cadre noir de Saumur au printemps des écuyers… voilà une affiche qui ne s’était pas vue depuis 2006, lorsque le colonel Loïc de la Porte du Theil, écuyer en chef après avoir lui-même commandé le régiment de cavalerie, avait initié cette rencontre.

Dernier régiment monté, force équestre projetable du ministère de l’Intérieur, le régiment de cavalerie de la Garde républicaine est avant tout une formation opérationnelle, dont les missions de sécurité publiques, menées dans la capitale et sur l’ensemble du territoire français, représentent depuis plusieurs années une grande part de son activité.

Entretenant la pratique de l’équitation en arme, le régiment de cavalerie perpétue au travers des escortes et des défilés, le savoir-faire des régiments d’autrefois.

Tradition et modernité, c’est donc bien de cela dont il s’agit ! Tradition de l’équitation militaire attachée à la codification des mouvements et des cadres d’ordres, à la perpétuation des techniques équestres et à la mise en valeur de sa fanfare, modernité du cheval utilisé comme « moyen » populaire dédié à la sécurité publique…

Les formations équestres du régiment appelées à évoluer devant vous sont avant tout l’émanation de ce qui constitue l’entraînement des chevaux et des cavaliers en vue d’assurer la grande polyvalence de leurs missions.

Ainsi, forts de nos différences et de notre amitié, souhaitons que ce Printemps des écuyers, qui unit Cadre noir et Garde républicaine, nous permettent de réjouir notre public autour d’une même passion du cheval et de l’équitation de tradition française.

Colonel DELAPIERRE – commandant le régiment de cavalerie de la Garde Républicaine